Lekh Lekha
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Fin de journée, lumière rasante. Un homme âgé vu de dos, de petite taille dans l'image, debout au sommet d'une pente de

Lekh Lekha

Le voyage d’Abram et de Saraï

D’après Genèse 12 à 17

Carte de voyage en double page, vue de dessus légèrement inclinée, dessinée comme un paysage plutôt que comme un plan :

La route d’Abram

Abram n’a pas fait un voyage. Il en a fait plusieurs, sur près de vingt-cinq ans, et il est revenu deux fois sur ses pas.

  • 1. OUR KASDIMla ville où il est né, au bord du grand fleuve (Genèse 11 :28).
  • 2. HARANla famille s’arrête là et s’y installe ; Térah y mourra (Genèse 11 :31).
  • 3. SICHEMpremière halte en Canaan, sous le chêne de Moré ; premier autel (Genèse 12 :6-7).
  • 4. ENTRE BETH-EL ET AÏil plante sa tente sur la montagne, et bâtit un second autel (Genèse 12 :8).
  • 5. LE NÉGUEVil descend vers le sud, de campement en campement (Genèse 12 :9).
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Suite de l'illustration en vis-à-vis

6. L’ÉGYPTE — la famine le pousse jusqu’au fleuve du sud (Genèse 12 :10).

  • 7. RETOUR PAR LE NÉGUEVil remonte, chargé de troupeaux, d’argent et d’or (Genèse 13 :1-3).
  • 8. HÉBRON, LES CHÊNES DE MAMRÉil s’y installe pour de bon, et y bâtit un autel (Genèse 13 :18).
  • 9. DAN, PUIS HOBA AU NORD DE DAMASla nuit où il poursuit les quatre rois (Genèse 14 :14-15).
  • 10. LA VALLÉE DE SHAVÉau retour, un roi vient à sa rencontre avec du pain et du vin (Genèse 14 :17-18).
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Petite vignette d'ouverture, format bandeau horizontal en haut de page : une main d'adulte et une main d'enfant posées e

Avant de commencer

Ce livre commence au milieu d’une histoire.

Avant lui, la Torah a raconté le monde entier : la création, le premier jardin, le premier meurtre, le déluge, l’arche de Noé, et cette tour que des hommes ont voulu bâtir jusqu’au ciel. À chaque fois, il s’agissait de l’humanité tout entière.

Puis, d’un coup, la Torah cesse de regarder l’humanité. Elle se penche sur une seule famille, dans une seule ville, et sur un seul homme qui n’a encore rien fait de remarquable : Abram, fils de Térah. Il a soixante-quinze ans. Il n’a pas d’enfant. Il n’est ni roi, ni prophète, ni géant. Le texte ne dit même pas pourquoi c’est lui.

C’est là que notre livre commence.

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Nuit. Sur une hauteur, un grand palais de pierre claire dont toutes les fenêtres sont allumées, occupant la moitié haute
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UNE PARASHA, C’EST QUOI ? Chaque semaine de l’année, on lit un morceau de la Torah à la synagogue. Ces morceaux portent un nom : une parasha. Et ce nom, ce sont presque toujours leurs premiers mots. La nôtre s’ouvre sur deux mots que Dieu adresse à Abram : lekh lekha. Alors elle s’appelle Lekh Lekha.

DEUX VOIX, PAS UNE Dans ce livre, tu vas croiser deux sortes de textes, et il ne faut surtout pas les confondre.

Il y a d’abord le récit. Il suit la Torah, verset après verset. Quand il dit qu’Abram avait soixante-quinze ans, c’est écrit dans la Torah. Quand il dit qu’il partit vers Canaan, c’est écrit aussi. Le récit n’invente rien.

Et puis il y a les encadrés. Là, ce sont les Sages qui parlent : des maîtres qui, pendant des siècles, ont lu ces mêmes versets et se sont posé des questions. Leurs réponses s’appellent des midrashim, ou des commentaires. Ce ne sont pas des versets. Ce sont des lectures.

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Comment faire la différence ? C’est simple : chaque encadré porte le nom de sa source, en clair, comme une adresse. Bereshit Rabba 39, 1. Rashi sur Genèse 12, 1. Tu peux aller vérifier. Ce livre est fait pour ça.

Et quand les Sages ne sont pas d’accord entre eux — cela arrive souvent — ce livre ne choisit pas à leur place. Il te donne les deux avis.

UN DERNIER DÉTAIL, ET IL EST IMPORTANT Pendant les six premiers chapitres, notre héros s’appelle Abram, et sa femme Saraï. Ce sont leurs vrais noms au début de l’histoire. Ils en changeront au chapitre 7, et tu verras exactement quand. Mais dans les encadrés, tu remarqueras que les Sages, eux, disent souvent Abraham dès le début : ils parlent de lui des siècles plus tard, comme on parle d’un grand-père en l’appelant par son nom d’adulte, même quand on raconte son enfance.

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Aube grise et froide sur Haran. Au premier plan, Abram, soixante-quinze ans, barbe grise, manteau de laine brune, debout

Chapitre 1

L’appel

Il y avait un homme à Haran qui s’appelait Abram.

Il avait soixante-quinze ans. Il avait des tentes, des bêtes, des serviteurs, une femme nommée Saraï, un neveu nommé Loth dont le père était mort. Il avait tout, sauf un enfant. Sa vie était pleine et immobile, comme une jarre posée.

Un jour, une voix lui dit :

« Va-t’en de ton pays, de ton lieu de naissance et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction. »

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Chapitre 1

Lis bien ce qui manque : le nom du pays. La voix dit va, elle ne dit pas où. Elle demande de tout quitter d’un côté, et de l’autre elle ne montre rien. Un pays qu’on te montrera, ce n’est pas encore un pays. C’est une direction.

Le texte ne raconte aucune hésitation. Il ne dit pas qu’Abram réfléchit, ni qu’il demanda combien de temps, ni ce qu’en pensa Saraï. Il dit six mots : « Abram partit, comme l’Éternel le lui avait dit. »

Il prit Saraï. Il prit Loth. Il prit tout ce qu’ils avaient amassé, et aussi, dit le verset, les âmes qu’ils avaient faites à Haran. Ils sortirent pour aller au pays de Canaan, et ils y arrivèrent.

Il traversa le pays jusqu’à un endroit appelé Sichem, jusqu’au chêne de Moré. Les Cananéens habitaient là. Alors la voix revint et dit : « À ta descendance je donnerai ce pays. » Abram bâtit un autel de pierres à cet endroit, puis il repartit. Sur la montagne, entre Beth-El et Aï, il planta sa tente et bâtit un second autel. Puis il repartit encore, par étapes, vers le sud.

Un homme de soixante-quinze ans qui traverse un pays entier sans s’arrêter nulle part plus de quelques mois, et qui bâtit des autels dans des endroits où il ne restera pas.

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Chapitre 1

Combien étaient-ils, sur la route ? Le verset compte les gens comme on compte des biens : les troupeaux, les tentes, l’argent — et les âmes qu’ils avaient faites à Haran. Faites. Le mot est étrange, et les Sages s’y sont arrêtés.

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Fin d'après-midi, ombres longues. Une petite caravane vue de trois quarts arrière : ânes chargés, deux chameaux, la tent

Chapitre 1

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Chapitre 1

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Aube froide, lumière rasante. Gros plan en plongée sur une couverture de laine étalée au sol, sur laquelle sont posés cô

Chapitre 1

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Midi écrasant, ciel blanc de chaleur. Une plaine de terre craquelée en larges plaques, un lit de rivière totalement sec

Chapitre 2

La descente en Égypte

Puis il y eut une famine dans le pays.

Arrête-toi une seconde sur ce que cela veut dire. Dieu lui a dit : quitte tout et va vers ce pays. Abram a quitté tout. Il est arrivé. Il a bâti deux autels. Et le pays n’a plus rien à manger.

La famine était lourde. Alors Abram descendit vers l’Égypte, où le grand fleuve ne s’arrête jamais, pour y séjourner le temps que ça passe.

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illustration manquante : p15-la-halte-avant-l-egypte

Chapitre 2

En approchant, il eut peur. Il dit à Saraï : « Je sais que tu es belle à regarder. Quand les Égyptiens te verront, ils diront : c’est sa femme. Ils me tueront et te garderont vivante. Dis, je t’en prie, que tu es ma sœur, pour qu’il m’arrive du bien à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. »

Le texte ne dit pas ce que Saraï répondit.

Ce qu’il craignait arriva, mais autrement.

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Chapitre 2

Les Égyptiens virent que la femme était très belle. Les officiers de Pharaon la virent aussi, la vantèrent à leur roi, et elle fut emmenée dans la maison de Pharaon. Abram, lui, fut bien traité à cause d’elle : on lui donna des moutons, des bœufs, des ânes, des serviteurs, des servantes, des chamelles.

Il avait sauvé sa vie. Il avait gagné des troupeaux. Et sa femme n’était plus là.

Alors l’Éternel frappa Pharaon et sa maison de grandes plaies, à cause de Saraï, la femme d’Abram. Pharaon comprit. Il fit appeler Abram et lui parla comme on parle à un homme qui vous a menti : « Qu’est-ce que tu m’as fait là ? Pourquoi ne m’as-tu pas dit que c’était ta femme ? Pourquoi as-tu dit : c’est ma sœur, si bien que je l’ai prise pour moi ? Maintenant, voici ta femme, prends-la et va-t’en. »

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Chapitre 2

Et il donna des hommes pour les escorter jusqu’à la frontière, lui, sa femme, et tout ce qu’il avait.

Une chose reste sans réponse dans ce chapitre. Le verset dit : « Quand Abram arriva en Égypte, les Égyptiens virent la femme, qu’elle était très belle. » Abram arriva. Et Saraï, où était-elle ?

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Poste de douane égyptien à l'entrée du delta : un auvent de roseaux, deux gardes en pagne blanc, une table basse avec de

Chapitre 2

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Chapitre 2

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Aube brumeuse sur la frange du delta égyptien. Dans la moitié haute, une rangée de palmiers-dattiers et un canal d'irrig

Chapitre 2

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Fin de matinée, poussière dorée en suspension. Un point d'eau étroit entre des rochers, au premier plan. Deux troupeaux

Chapitre 3

Deux troupeaux, un seul pays

Abram remonta d’Égypte vers le Néguev, et il était très lourd. Lourd de troupeaux, lourd d’argent, lourd d’or. Il refit sa route à l’envers, étape par étape, jusqu’à l’endroit entre Beth-El et Aï où il avait planté sa tente la première fois, là où était son premier autel. Et il y invoqua le nom de l’Éternel.

Loth aussi était devenu riche. Il avait des moutons, des bœufs, des tentes.

Et le pays ne pouvait pas les porter tous les deux.

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Chapitre 3

C’est écrit exactement comme ça : le pays ne les supportait pas pour habiter ensemble, car leurs biens étaient trop nombreux. Alors il y eut une dispute entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Loth. Le texte prend même la peine d’ajouter, comme une gêne : et le Cananéen et le Phérézien habitaient alors dans le pays. Autrement dit : et tout le monde regardait.

Abram dit à Loth :

« Qu’il n’y ait pas de dispute entre moi et toi, entre mes bergers et tes bergers, car nous sommes des frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi de moi, je te prie. Si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche. »

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Plein soleil, milieu de journée. Vus de dos sur une crête rocheuse, Loth au premier plan qui vient de se redresser, main

Chapitre 3

Regarde qui parle et qui a le choix. Abram est l’aîné, c’est lui qui a tout donné à Loth, et c’est lui qui offre à Loth de choisir le premier.

Loth leva les yeux. Il vit toute la plaine du Jourdain, arrosée partout, verte comme un jardin. Il choisit la plaine, et il partit vers l’est. Ils se séparèrent, chacun de son côté. Loth dressa ses tentes jusqu’à Sodome. Et le texte glisse une phrase, sans commentaire : les gens de Sodome étaient très mauvais.

Une fois Loth parti, la voix revint vers Abram, resté seul :

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Chapitre 3

« Lève les yeux et regarde, depuis l’endroit où tu es, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest. Tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours. Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur. »

Alors Abram plia ses tentes, descendit et vint s’installer aux chênes de Mamré, à Hébron. Et là, il bâtit un autel à l’Éternel. Le troisième.

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Crépuscule. Abram seul, debout au bord d'un plateau rocheux, vu en légère contre-plongée de trois quarts dos. Il regarde

Chapitre 3

25
illustration manquante : p26-l-autel-de-pierres-brutes

Chapitre 3

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illustration manquante : p27-la-poussiere-au-nord

Chapitre 3

27
Nuit tombante, ciel violet sombre. Vue très large et très haute, presque cartographique : une longue colonne d'armée ser

Chapitre 4

La nuit des rois

Il y eut une guerre.

Quatre rois de l’est descendirent contre cinq rois de la plaine. Les noms sont longs et sonnent comme du fer : Kedorlaomer, Amraphel, Aryok, Tidal, contre les rois de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma, de Tseboïm et de Béla. Douze ans les cinq avaient servi les quatre ; la treizième année ils s’étaient révoltés ; la quatorzième année, les quatre revinrent.

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Chapitre 4

Ils balayèrent tout sur leur route. Puis ils rangèrent leur bataille dans la vallée de Siddim, contre les cinq. Les rois de Sodome et de Gomorrhe s’enfuirent et tombèrent dans les puits de bitume ; les autres s’échappèrent vers la montagne. Les vainqueurs prirent tous les biens de Sodome, toute la nourriture, et s’en allèrent.

Et ils prirent aussi Loth, le fils du frère d’Abram, avec tout ce qu’il possédait — car il habitait Sodome.

Un rescapé vint l’annoncer à Abram l’Hébreu.

Ce qui suit tient en un verset, et c’est un des versets les plus rapides de la Torah. Abram entendit que son parent était prisonnier. Il arma ses hommes entraînés, nés dans sa maison, trois cent dix-huit, et il poursuivit les quatre rois jusqu’à Dan, tout au nord du pays.

Il partagea sa troupe contre eux, de nuit, lui et ses serviteurs, et il les battit. Il les poursuivit encore jusqu’à Hoba, au nord de Damas. Il ramena tous les biens. Il ramena aussi Loth, son parent, et ses biens, et les femmes, et le peuple.

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Chapitre 4

Trois cent dix-huit hommes contre quatre armées qui venaient d’écraser cinq rois. La Torah ne s’attarde pas une seconde sur l’exploit. Elle ne décrit pas un seul coup. Elle ne nomme aucun mort. Ce qui l’intéresse est ailleurs : Abram n’y va pas pour gagner un pays. Il y va pour un neveu dont il vient de se séparer.

Au retour, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Shavé. Et un autre roi sortit aussi, dont on n’avait jamais entendu parler et dont on n’entendra plus jamais parler : Malki-Tsedek, roi de Shalem. Il apporta du pain et du vin. Il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram, et Abram lui donna la dîme de tout.

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Fin d'après-midi, lumière basse et dorée. Au fond, sur une colline, une petite ville aux murs de pierre claire. Au premi

Chapitre 4

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Chapitre 4

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Chapitre 4

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Nuit noire et parfaitement claire, ciel saturé d'étoiles jusqu'à l'horizon, voie lactée bien visible en diagonale. Abram

Chapitre 5

Compte les étoiles

Après ces choses, la parole vint à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram. Je suis ton bouclier. Ta récompense est très grande. »

Et Abram, pour la première fois du livre, répond. Il répond même durement :

« Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfant. »

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Chapitre 5

Tout est là. Les troupeaux, l’or, la victoire sur quatre rois, les autels, les promesses — et pas d’enfant. À quoi sert une descendance nombreuse comme un peuple quand il n’y a même pas un fils ?

Alors Dieu le fit sortir dehors et lui dit : « Regarde donc vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. » Et il lui dit : « Ainsi sera ta descendance. »

Et il eut foi en l’Éternel.

Puis Dieu lui dit : « Je suis l’Éternel qui t’ai fait sortir d’Our Kasdim, pour te donner ce pays. » Et Abram demanda : « À quoi le saurai-je ? »

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illustration manquante : p36-chasser-les-rapaces

Chapitre 5

La réponse fut étrange, et il faut savoir de quoi il s’agit pour la comprendre.

Dieu lui dit : prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. Abram prit tout cela, coupa les animaux par le milieu, et posa chaque moitié en face de l’autre. Les oiseaux, il ne les coupa pas.

Les rapaces descendirent sur les bêtes mortes, et Abram les chassa.

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Chapitre 5

Au coucher du soleil, un sommeil profond tomba sur lui, et avec le sommeil une grande obscurité terrible. Et une voix, dans le noir, lui annonça l’avenir de gens qui n’existaient pas encore : « Sache bien que ta descendance sera étrangère dans un pays qui ne sera pas à eux ; on les asservira et on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai aussi la nation qu’ils serviront, et ensuite ils sortiront avec de grands biens. Et toi, tu iras vers tes pères en paix. »

Quand le soleil fut couché et qu’il fit très sombre, voici : un four fumant et une torche de feu passèrent entre les morceaux.

En ce jour-là, l’Éternel conclut une alliance avec Abram, en disant : « À ta descendance je donne ce pays. »

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Chapitre 5

38
Nuit épaisse, presque monochrome. Au sol, sur une terre nue, deux rangées de moitiés d'animaux se faisant face, laissant

Chapitre 5

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Chapitre 5

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Chapitre 5

41
illustration manquante : p42-les-braises-du-petit-matin

Chapitre 5

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Intérieur de tente en fin de journée, lumière orangée entrant par le pan relevé. Trois personnes, trois directions de re

Chapitre 6

Agar

Saraï, la femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfant. Elle avait une servante égyptienne, dont le nom était Agar.

Dix ans avaient passé depuis leur arrivée en Canaan. Dix ans après une promesse d’étoiles innombrables, il n’y avait toujours personne dans la tente.

Alors Saraï dit à Abram : « Voici, l’Éternel m’a empêchée d’avoir des enfants. Va, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je un fils par elle. » Et Abram écouta la voix de Saraï.

Agar devint enceinte. Et quand elle vit qu’elle était enceinte, sa maîtresse devint petite à ses yeux.

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Chapitre 6

C’est écrit ainsi, et c’est terrible de justesse : personne n’a crié, personne n’a frappé. Quelqu’un a simplement cessé de compter dans le regard de quelqu’un d’autre.

Saraï se retourna contre Abram : « Le tort qui m’est fait est sur toi. J’ai mis ma servante dans tes bras, et depuis qu’elle se voit enceinte, je suis devenue petite à ses yeux. Que l’Éternel juge entre moi et toi. »

Abram répondit : « Voici, ta servante est dans ta main. Fais-lui ce qui est bon à tes yeux. »

Alors Saraï l’humilia. Le verbe hébreu est dur, et Rashi le traduit sans le ménager : elle la fit travailler durement.

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Chapitre 6

Et Agar s’enfuit.

Elle s’enfuit seule, enceinte, dans le désert, sans rien, en direction du sud. Un ange de l’Éternel la trouva près d’une source d’eau, sur la route de Shour. Il l’appela par son nom : « Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? »

Elle répondit : « Je fuis devant Saraï, ma maîtresse. »

Il lui dit de retourner. Puis il lui dit autre chose : « Je multiplierai tellement ta descendance qu’on ne pourra pas la compter. Tu es enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras Ismaël — car l’Éternel a entendu ta souffrance. »

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Chapitre 6

Alors Agar donna un nom à Celui qui lui parlait. Elle est la seule personne de toute la Torah à faire cela. Et le puits, ensuite, porta le nom de cette rencontre.

Elle retourna. Elle enfanta un fils. Abram l’appela Ismaël. Abram avait quatre-vingt-six ans.

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Plein soleil, désert de pierres et de sable clair. Une source basse cerclée de pierres sèches, presque au ras du sol. Ag

Chapitre 6

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Chapitre 6

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illustration manquante : p49-agar-et-l-enfant-au-matin

Chapitre 6

49
Aube très claire, lumière blanche et froide, aucun détail de décor sauf le sol : une surface de terre sèche fissurée, te

Chapitre 7

Les noms changent

Treize années passèrent. Le texte les saute d’un seul verset.

Abram avait quatre-vingt-dix-neuf ans quand l’Éternel lui apparut et lui dit : « Je suis El Shaddaï. Marche devant moi, et sois entier. Je mettrai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’extrême. »

Abram tomba sur sa face.

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Chapitre 7

Et Dieu lui parla, en disant : « Voici mon alliance avec toi. Tu deviendras le père d’une multitude de nations. Ton nom ne sera plus appelé Abram : ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te rendrai extrêmement fécond, je ferai de toi des nations, et des rois sortiront de toi. Je maintiendrai mon alliance entre moi et toi, et ta descendance après toi, de génération en génération, pour être ton Dieu et celui de ta descendance après toi. Et je donnerai à toi et à ta descendance le pays de tes séjours, tout le pays de Canaan, en possession pour toujours. »

L’homme qui s’était couché s’appelait Abram. L’homme qui se relèvera s’appelle Abraham. À partir de cette page, ce livre change de nom lui aussi.

Puis vint la partie de l’alliance qui ne se dit pas avec des mots.

« Toi, tu garderas mon alliance, toi et ta descendance après toi. Voici mon alliance que vous garderez : tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l’alliance entre moi et vous. »

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Chapitre 7

Disons-le simplement, parce que c’est simple. La circoncision, en hébreu la milah, est une marque faite dans la chair, sur le sexe du garçon, par un homme qui sait le faire. Elle se pratique à huit jours. Elle ne s’efface pas. Ce n’est pas un bijou qu’on met et qu’on enlève, ce n’est pas une cérémonie qui se termine quand les invités partent : c’est un contrat écrit à même le corps, et qu’on emporte partout, y compris là où on n’a plus rien.

Souviens-toi de la nuit des morceaux, deux chapitres plus tôt : là aussi il fallait couper pour signer. Le mot est le même. Alliance : berit. On dit d’ailleurs, encore aujourd’hui, une brit milah — l’alliance de la circoncision.

Et Dieu dit encore : « Saraï ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï, car Sara est son nom. »

Ce jour-là même, Abraham prit Ismaël son fils, et tous les hommes de sa maison, et les circoncit. Abraham avait quatre-vingt-dix-neuf ans. Ismaël en avait treize.

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Chapitre 7

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Plein midi, ombres courtes et dures, cour d'un campement. Un groupe d'hommes de tous âges, une trentaine, debout ou assi

Chapitre 7

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Chapitre 7

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Chapitre 7

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illustration manquante : p57-la-maisonnee-en-plein-jour

Chapitre 7

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Même lieu et même cadrage que la page 30, en écho volontaire : plongée verticale sur le sol de terre sèche fissurée. Abr

Chapitre 8

Le rire

Dieu dit : « Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils. Je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle. »

Alors Abraham tomba sur sa face — la même posture qu’au début du chapitre, le même geste exactement — et il rit. Et il se dit en lui-même : « Un enfant naîtra-t-il à un homme de cent ans ? Et Sara, à quatre-vingt-dix ans, enfantera-t-elle ? »

Puis il dit à Dieu une phrase qu’on oublie souvent de lire :

« Que du moins Ismaël vive devant toi ! »

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Chapitre 8

Il vient d’apprendre qu’il aura un autre fils, et sa première pensée va au fils qu’il a déjà. Il a treize ans. Il est là, dehors, quelque part dans le campement. Abraham demande pour lui.

Et Dieu répondit deux choses, dans cet ordre.

D’abord : « Vraiment, Sara ta femme t’enfantera un fils, et tu appelleras son nom Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, alliance perpétuelle pour sa descendance après lui. »

Ensuite : « Et quant à Ismaël, je t’ai entendu. Voici, je le bénis : je le rendrai fécond, je le multiplierai extrêmement. Il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »

59

Chapitre 8

Lis-le deux fois. Ce n’est pas une consolation glissée dans un coin. C’est une bénédiction complète, avec des nombres, des princes et une grande nation — et c’est Dieu qui la prononce, en réponse directe à la demande d’un père.

Puis Dieu acheva de parler avec lui, et il remonta d’auprès d’Abraham.

Le nom du fils à venir n’a pas encore de corps, mais il a déjà un sens. Isaac, en hébreu Yitshak, veut dire : il rira. Le père a ri le premier, et l’enfant portera ce rire comme un nom, toute sa vie.

60

Chapitre 8

Notre parasha s’arrête ici. Le fils n’est pas encore né.

Il faudra un chapitre de plus, une autre parasha, et trois visiteurs sous un arbre, avant que quiconque entende le rire de Sara.

61
Nuit calme, ciel étoilé mais bien moins spectaculaire qu'à la page 22 : quelques étoiles seulement, très nettes. Au prem

Chapitre 8

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illustration manquante : p63-les-mains-sur-le-baton

Chapitre 8

63
illustration manquante : p64-la-premiere-etoile-a-mamre

Chapitre 8

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Frise chronologique horizontale en double page, sans personnages réalistes : une ligne continue traversant les deux page

Les âges d’Abraham

Tous les âges de cette frise sont écrits dans la Torah. Aucun n’a été calculé ni deviné : la référence du verset est indiquée à chaque fois.

  • TÉRAH A 70 ANSAbram naît (Genèse 11 :26).
  • AVANT LE DÉPARTla famille quitte Our Kasdim et s’arrête à Haran (Genèse 11 :31).
  • ABRAM A 75 ANSil quitte Haran pour Canaan (Genèse 12 :4).
  • DIX ANS EN CANAANSaraï donne Agar à Abram (Genèse 16 :3).
  • ABRAM A 86 ANSIsmaël naît (Genèse 16 :16).
  • ABRAM A 99 ANSDieu lui apparaît, et les noms changent (Genèse 17 :1 et 17 :5).
  • ABRAHAM A 99 ANS, ISMAËL EN A 13la circoncision, le jour même (Genèse 17 :24-25).
  • TÉRAH MEURT À 205 ANS, À HARAN (Genèse 11 :32).
65
Suite de l'illustration en vis-à-vis

Entre le départ de Haran et la fin de notre parasha : vingt-quatre ans. Entre la promesse d’une descendance et la naissance du premier fils : onze ans. Entre la naissance d’Ismaël et l’annonce d’Isaac : treize ans, que la Torah traverse en une seule ligne.

  • UNE PRÉCISION D’HONNÊTETÉ. Au chapitre 17, verset 17, Abraham a quatre-vingt-dix-neuf ans, et il parle d’« un homme de cent ans » : il pense à l’année où l’enfant naîtra, pas à l’année où il parle. C’est pour cela que cette frise écrit 99 et non 100.
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Grande scène de cherche-et-trouve, très dense, en pleine page : un campement en train de se démonter au petit matin, vu

Jeux — sur la route

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68
Composition graphique décorative occupant le tiers supérieur de la page : une dizaine de grandes lettres hébraïques isol

Jeux — les mots

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SOLUTIONS. Les réponses de tous les jeux du livre — pages 11, 18, 25, 32, 40, 47, 55, 62, 66, 67, 68, 69 et 70 — sont imprimées ci-dessous, à l’envers ou en petits caractères selon la maquette. Le compte des ânes de la page 67 : onze.

70

Les mots hébreux de ce livre

Dans ce livre, l’hébreu n’apparaît que par petites touches, dans les encadrés. Voici tous les mots croisés en chemin. La colonne du milieu donne la prononciation : le kh se prononce comme la jota espagnole ou le ch allemand, et le h se prononce, il ne se tait jamais.

  • לֶךְ לְךָlekh lekha — « va pour toi » ; les deux premiers mots de la parasha, et son nom (page 11).
  • פָּרָשָׁהparasha — le morceau de Torah lu chaque semaine à la synagogue (page 6).
  • נֶפֶשׁnefesh — âme, souffle, personne ; « les âmes qu’ils avaient faites » (page 10).
  • אוּר כַּשְׂדִּיםOur Kasdim — la ville natale d’Abram ; our veut aussi dire feu (page 11).
  • עִבְרִיIvri — hébreu ; « celui de l’autre côté » (page 32).
  • מַלְכִּי־צֶדֶקMalki-Tsedek — « mon roi est justice » (page 32).
  • שָׁלֵםShalem — le nom ancien de Jérusalem (page 30).
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בְּרִית — berit — alliance ; en hébreu, on ne la fait pas, on la coupe (pages 40 et 51).

  • בְּתָרִיםbetarim — les morceaux ; l’alliance entre les morceaux (page 37).
  • מִילָהmilah — la circoncision ; brit milah, l’alliance de la circoncision (page 51).
  • אֵל שַׁדַּיEl Shaddaï — un des noms de Dieu, employé au chapitre 17 (page 50).
  • אֵל רֳאִיEl Ro’i — « le Dieu de la vision », le nom qu’Agar donne (page 46).
  • יִשְׁמָעֵאלIshmael — « Dieu a entendu » (page 44).
  • יִצְחָקYitshak — « il rira » ; c’est Isaac (page 62).
  • ה — héla lettre ajoutée à Abraham et à Sara (page 52).
  • י — youdla plus petite lettre ; retirée à Saraï (page 52).
  • ET DEUX MOTS QUI NE SONT PAS DANS LA TORAH, mais dans ce livre : מִדְרָשׁ — midrash — une lecture des Sages, qui cherche ce que le verset ne dit pas ; le mot vient d’un verbe qui veut dire chercher. רַשִׁ״י — Rashi — ce n’est pas un mot mais des initiales : Rabbi Shlomo Yitshaki, un maître de Troyes, en Champagne, mort en 1105. Il a commenté presque toute la Torah et presque tout le Talmud, en expliquant parfois les mots difficiles par des mots de vieux français.
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Où aller vérifier

Ce livre n’a pas de notes en bas de page. Il a cette double page. Tout ce qui est raconté dans les encadrés vient d’un texte réel, que tu peux ouvrir toi-même. Voici comment lire une référence, puis la liste complète.

  • COMMENT LIRE UNE RÉFÉRENCE. « Bereshit Rabba 38 :13 » se lit : le recueil de midrash appelé Bereshit Rabba, section 38, paragraphe 13. « Rashi sur Genèse 12 :1 » se lit : le commentaire de Rashi sur le premier verset du chapitre 12 de la Genèse. Une référence, c’est une adresse. Elle sert à retrouver, et aussi à contredire.
  • LE TEXTE DE LA TORAHGenèse, chapitres 12 à 17. C’est la parasha Lekh Lekha. Tout le récit principal de ce livre en vient, et rien d’autre.
  • LES COMMENTATEURS. Rashi sur Genèse 12 :1 (lekh lekha, page 11) · 12 :5 (les âmes faites à Haran, page 10) · 12 :11 (« maintenant je sais », page 17) · 13 :3 (les mêmes auberges, page 24) · 14 :14 (les 318 et Éliézer, page 30) · 14 :18 (Malki-Tsedek, page 32) · 15 :6 (il a cru, page 37) · 15 :10 (couper les animaux, page 40) · 15 :13 (un pays qui n’est pas à eux, page 37) · 16 :13 (El Ro’i, page 46) · 17 :5 (la lettre ajoutée, page 52) · 17 :15 (la lettre retirée, page 52) · 17 :17 (le rire, page 61). Ramban sur Genèse 12 :1 (page 11) · 12 :10 (page 18) · 16 :6 (page 47). Ibn Ezra sur Genèse 12 :1 et Sforno sur Genèse 12 :1 (page 3).
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LES MIDRASHIM. Bereshit Rabba 38 :13 — les idoles et la fournaise (page 11). À savoir : ce midrash est raconté sur Genèse 11 :28, donc avant le début de notre parasha. Bereshit Rabba 39 :1 — le palais illuminé (page 4). Bereshit Rabba 39 :14 — les âmes faites à Haran, cité par Rashi (page 10). Bereshit Rabba 40 :5 — le coffre (page 18). Bereshit Rabba 41 :8 — les deux avis sur le départ de Loth (page 25). Bereshit Rabba 42 :8 — Og le rescapé et le mot Ivri (page 32) ; les trois amis d’Abraham (page 55). Bereshit Rabba 44 :12 et Nedarim 32a — « sors de ton astrologie » (page 40). Bereshit Rabba 45 :7 — les anges qu’Agar n’a pas craints (page 47). Bereshit Rabba 46 :2 — pourquoi la circoncision si tard (page 55). Bereshit Rabba 47 :1 — le youd de Saraï, cité par Rashi (pages 52 et 69). Berakhot 13a — « ma princesse » et « princesse », cité par Rashi (page 52). Nedarim 32b — Malki-Tsedek et Shem, cité par Rashi (page 32). Midrash Tanhuma, Lekh Lekha 3 — le flacon de parfum et le compte des lettres (page 62).

  • TROIS CHOSES QUE CE LIVRE A REFUSÉ D’ÉCRIRE, et pourquoi. 1. Que « lekh lekha » veut dire « va vers toi-même » d’après Rashi : Rashi écrit « pour ton profit et pour ton bien ». « Va vers toi-même » existe, mais c’est le Zohar (Lekh Lekha 5 :21), pas Rashi. 2. Qu’Abraham avait trois ans quand il cassa les idoles : le midrash des idoles ne donne aucun âge, et sur l’âge où il reconnut son Créateur les Sages disent trois ans ou quarante-huit ans (Bereshit Rabba 30 :8). 3. Que la tente d’Abraham était ouverte aux quatre vents : les quatre portes sont celles de Job (Avot deRabbi Natan 7 :1), et le midrash sur la tente d’Abraham en compte deux (Bereshit Rabba 48 :9) — dans la parasha suivante.
  • VÉRIFIER SOI-MÊME. Toutes ces références ont été ouvertes dans leur texte d’origine, en hébreu et en araméen, avant d’être écrites ici. Tu peux faire pareil : ces textes sont consultables gratuitement en ligne, notamment sur la bibliothèque Sefaria, et dans n’importe quelle bibliothèque juive.
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Toute petite vignette de fin, en bas de page : une tente unique, de trois quarts, posée sur une ligne d'horizon vide, av

CE LIVRE APPARTIENT À ................................................

Il lui a été offert par ................................................ le ................................

Le récit de ce livre suit la Torah, Genèse chapitres 12 à 17 — la parasha Lekh Lekha. Les encadrés citent Rashi, Ramban, Ibn Ezra et Sforno, ainsi que Bereshit Rabba, le Midrash Tanhuma et le Talmud. Chaque source est nommée à l’endroit où elle est utilisée, et reprise en entier pages 73 et 74.

Aucun midrash n’a été résumé de mémoire. Chacun a été ouvert dans son texte d’origine avant d’être raconté ici. Là où la tradition est partagée, ce livre a donné les deux avis plutôt que d’en choisir un.

Et si tu trouves une erreur — cela arrive, même aux livres soigneux — la bonne réaction n’est pas de refermer le livre. C’est d’aller voir la source, page 73, et de vérifier toi-même. C’est exactement ce que ce livre espérait t’apprendre.